Mardi 15 Septembre 2015

Apocalypse 4:1 « Une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j’avais entendue, comme le son d’une trompette, et qui me parlait, dit : Monte… ». 

Alors que nous sommes à la veille d’une période de 10 jours de repentance avant Yom Kippour, un sage d’Israël dit ceci : « En ce jour Dieu a créé le monde et de ce fait s’est présenté Maître Absolu du monde qu’Il a conçu et créé. Or c’est l’habitude des rois d’annoncer par des trompettes l’avènement de leur règne. Ainsi nous devons proclamer le règne du Créateur Béni soit-Il, en ce jour d’anniversaire » Le point culminant de cette fête royale est le fait d’entendre le son du shofar. Il est intéressant de noter que le « son » en hébreu est synonyme d’un bruit, d’un cri, d’une parole, d’une voix. Quel est donc l’origine de cet instrument intronisant le Roi de Gloire ? Il puise son origine des cornes du bélier qu’Abraham prit et offrit en holocauste à la place d’Isaac. Il est l’instrument à vent le plus vieux du monde. Son son a été la mélodie du don de la Torah au Sinaï. Il a été la note sur laquelle le peuple s’harmonisa afin de pousser un grand cri de guerre qui a fait tomber les murailles de Jéricho. Il servait notamment à l’origine à avertir d’un danger et appeler à l’aide, tel le reflet du Saint-Esprit. C’est ainsi qu’il est fait, pour nous fendre le cœur, nous débarrasser de nos fautes, de toute sophistication qui nous empêche parfois de revenir à ce que nous devons vraiment être. Roch Hachana est, si l’on peut dire, le « canal de naissance » de notre identité en Christ. N’est-il pas curieux, justement, qu’un shofar, avec son embouchure étroite et son ouverture élargie, ressemble à un canal de naissance ? Le shofar se présente comme la sage-femme qui, par son cri strident réveillant nos cœurs et nos consciences, nous amène à sortir de nos limites. La grandeur d’Abraham est de ne pas avoir regardé à ce qu’on lui demandait, mais plutôt à Celui qui lui demandait d’offrir ce qu’Il avait de plus cher, le Fils de la promesse. Il a montré qu’il n’est pas attaché à son service (ce qui peut être, parfois, pour nous, très valorisant), mais surtout attaché à Celui qui l’a appelé à sortir afin de pouvoir marcher devant Sa Face. Tout comme Anne qui dans sa stérilité a demandé au Seigneur un fils (Samuel) qu’elle n’a pas gardé pas pour elle même mais qu’elle consacra à l’Eternel.

Ce bélier préfigurant Yeshoua représente chaque seconde de notre vie qui nous est donnée comme un temps précieux. Ce temps, nous pouvons l’utiliser pour construire et en faire quelque chose d’immense ; c’est un temps que nous ne devons pas perdre. Faire teshouva (se repentir) c’est revenir à soi et à sa propre grandeur, enfouie à l’intérieur de nous ; c’est revenir vers l’identité régénérée qui est en nous. On sonne du shofar pour dire à l’homme : « Ne gaspille pas ta vie ; tu es immense ; ne juge pas d’après ce que tu vois ; ce que ton Père Céleste te demande de faire, c’est cela qui est important. S’Il t’a créé, c’est que tu es important ; donne de l’importance à ta vie, car elle est divine et infinie, mais c’est à toi de le dévoiler ».

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