Mercredi 23 Septembre 2015

Hébreux 10 : 18-22 – “Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché.” (LSG)

Yom Kippour est considéré comme étant le jour le plus saint et le plus solennel de l’année qui se situe dix jours après Rosh Hashana. Yom Kippour ou Grand Pardon ou jour des expiations est consacré au jeûne, à la prière et à la repentance. Son thème central est le pardon et la réconciliation avec Dieu et nos ennemis.

Au temps du Temple, après tout un cérémoniel, le Grand Prêtre pénétrait pour la seule fois de l’année dans le Saint des Saints, la salle au cœur du Temple où résidait la Présence Divine, et obtenait le pardon pour tout le peuple. La magie de l’hébreu biblique nomme cette partie  du Temple, la « chambre à coucher ». Elle incarne la pièce la plus intime de l’habitation de Dieu. Les Sages d’Israël ont dit que « le plus grand des justes ne pourra jamais s’élever aussi haut dans la proximité de Dieu que celui qui a été pardonné ». C’est l’image de l’enfant qui tient un ballon au bout d’une ficelle.

Nous sommes l’enfant, et Dieu est le ballon. Par notre péché, nous coupons la ficelle qui relie à Lui. Mais par Son pardon, Il rétablit la relation en faisant un nœud sur la ficelle. Comme chacun le sait, une ficelle qui a un nœud est plus courte qu’avant ! A l’époque de Yeshoua, les scribes avaient codifié les conditions du pardon. Pour que Dieu puisse l’accorder, il fallait qu’il y ait un sacrifice qui soit présidé par un prêtre dans le Temple le Jour de Kippour, après une période de pénitence.

Or les Evangiles présentent Yeshoua déclarant: « Tes péchés te sont pardonnés » alors qu’il n’y a ni prêtre, ni sacrifice animal dans le Temple. A cette annonce, les scribes répondent : « blasphème ! ». Les mots qu’Il prononce sont de la dynamite, car ils reviennent à dire : Le Pardon repose sur une relation avant tout et non sur un bouc émissaire.

C’est une révolution ! Le pardon n’est pas la même chose que le policier qui vous arrête parce que vous avez fait un excès de vitesse et qui décide de ne pas vous donner de contravention parce qu’il est de bonne humeur et qui vous demande de circuler. Le pardon est une relation rétablie, une guérison, une nouvelle communion plus solide et plus profonde. Sommes-nous devenus des habitués du pardon, des lassés de la grâce, des endurcis de la miséricorde pour ne plus en jouir et ne plus pardonner à autrui ? On ne peut donner uniquement ce qu’on a. Nous pardonnons car nous avons reçu Son pardon.

Ce dernier n’est pas une grâce promotionnelle qui nous situerait en-dehors de l’exigence des scribes ; c’est l’affirmation, ferme mais redoutable, de notre parfaite justice devant Dieu même si nous sommes le plus grand des pêcheurs.

Ce jour est une opportunité de raviver en nous Son pardon révolutionnaire payé au prix de Sa vie afin de nous donner accès au-delà du voile à sa chambre à coucher, à la rencontre de la Gloire de Sa Face. Là où le son de Sa voix appelle les pardonnés et les réconciliés : « Sa bien-aimée».

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